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Carmen Belafonte

Guérisseuse inspirée

Péruvienne de Lima, passeuse d’une culture à l’autre, du Pérou à la France, de la physique quantique au chamanisme … elle révèle des choses nouvelles, guérit les souffrances. Forte, confiante en la vie, avec son beau sourire… Enfant de plusieurs cultures – amérindienne, avec du sang français, africain et même chinois – Carmen est née à Lima au Pérou où elle a vécu jusqu’à l’âge de 29 ans.

Du bonheur du patio à la ville

Elle est la quatrième d’une famille de couche moyenne de cinq enfants. Carmen présente sa mère comme une femme très forte de caractère, en avance sur son temps qui a assumé seule l’éducation de ses 5 enfants après son divorce en travaillant à la maison. Elle lui doit sa dimension spirituelle libre de tout dogmatisme.
De son enfance, Carmen garde le souvenir d’un monde protégé et heureux : des jeux avec les enfants du patio, des réunions de famille, nombreuses et joyeuses, une ouverture sur des milieux plus aisés au travers de clubs de vacances. Ce n’est que plus tard que son père, qui a quitté la maison quand elle avait 8 ans, lui a manqué. Musicien populaire dirigeant d’une école de guitare et écrivant de 23 livres pour apprendre a jouer la guitare, il était un homme solitaire et cultivé, marqué par son enfance difficile.
A 17 ans, elle part vivre en colocation avec des copines et découvre Lima, avec ses contrastes : une ville côtière pauvre, divisée entre une minorité de blanc riches et la majorité des indiens pauvres, une ville gaie avec beaucoup de fêtes, de joie et d’alcool. Comme la ville, Carmen vit des contrastes, l’indépendance et la fête, mais aussi les difficultés de la vie. Elle se présente à l’époque comme une fille réservée, un peu timide, très exigeante, souvent seule, habitée par des questions existentielles. A 25 ans, elle touche le fond du trou qui l’a conduit à retrouver son père.

Un caractère bien trempé

Carmen a coupé le cordon très tôt avec sa famille. Elle a fait des études de Marketing pendant 3 ans avec l’objectif de gagner rapidement sa vie. Dans un contexte économique difficile, il n’est pas facile de trouver du travail, cette situation oblige à vivre au jour le jour et à développer une force intérieure. Après deux premières expériences du monde du travail et un an de chômage, Carmen entre, à 21 ans, comme commerciale chez Unilever, un grand groupe international. Une des rares femmes dans un monde d’homme, elle s’est battue pour avoir ce poste et pour le conserver. Une belle expérience humaine malgré le stress qui lui a permis de bien gagner sa vie jusqu’à ce qu’un braquage à main armée la pousse à partir après 5 ans de service. De cette époque déjà elle revendique une philosophie de la vie « Si quelque chose de négatif m’arrive, je m’interroge sur ce que je dois apprendre de cette expérience. Je reste positive, j’ai toujours la foi. Quelque chose de mieux va advenir, je dois m’y préparer » Un acquis qu’elle a conservé en France plus tard. « La force c’est la personne, elle suppose de régler ses problèmes émotionnels ».

La France, une mission de vie qui se révèle

En vacances en France, elle tombe amoureuse de Paris et saisit la première occasion pour s’y installer. La France l’aide à se retrouver et à savoir ce qu’elle veut vraiment.
Pourtant, à cette époque Carmen se définit comme une femme très pratique, orgueilleuse et fière, en recherche d’argent et de reconnaissance sociale. Elle monte une affaire d’onglerie mais elle perd tout en 4 ans et doit fermer boutique.
A la naissance de son enfant, elle lit beaucoup de livres de développement personnel. En guerre intérieure entre la culture européenne et son origine amérindienne, elle n’est pas heureuse. Un grand-père amérindien lui confirme alors sa mission de vie : soigner et animer des groupes. Elle se forme en constellation familiale puis en hypnose. Depuis 10 ans elle soigne et anime des ateliers.
« C’est mon chemin d’amener les choses nouvelles que les gens ne connaissent pas ». C’est la thérapie quantique qui l’a fascine le plus en lien avec sa culture d’origine : « la physique quantique, c’est l’explication occidentale du chamanisme ». Se connecter à l’inconscient de la personne pour enlever les informations traumatiques et le reprogrammer pour qu’elle aille mieux, tel est le cheminement du thérapeute. Si une personne reprogramme ses croyances, elle peut repenser sa réalité.

Une initiée confiante en l’avenir

Carmen s’est rapprochée du peuple Q’eros, une communauté amérindienne considéré par les historiens et anthropologues comme les derniers Ayllu Inka, la réserve de la culture vivante, en plus d’être déclaré comme patrimoine immatériel du Pérou, vivant près de Cusco. Porteurs d’une vision métaphysique et méthodique du chamanisme, ils dévoilent aujourd’hui leur savoir, jusque là bien caché pendant 500 ans, à des gens convoqués appelés à changer d’abord eux mêmes pour changer le monde. Initiée par un grand prêtre inca, Carmen applique des rituels incas aux personnes. Elle va commencer à partager sur la culture Q’eros et accompagne comme traductrice des groupes français au Pérou depuis deux ans.
Carmen est en paix, elle ne craint pas l’avenir. Un prêtre Queros lui a dit : « Tu as passé 43 ans de ta vie à chercher, tu va passer le reste de ta vie à trouver ». Une nouvelle ère commence qui va voir le développement de systèmes plus communautaires dans tous les domaines. « C’est la paix intérieure qui permet de vivre cette période de transition avec confiance, en lien avec l’énergie de la Terre, une paix qui pourra alors s’installer dans le monde».

Mars 2016 – Christine Balaï

extrait du Blog https://cesfemmesnosheros.wordpress.com/2016/03/07/carmen-belafonte/